Résistance 7ème Art, webzine sur le cinéma indépendant,
  16-12-2017
  JAPANESE STORY de Sue Brooks
  Australie - 2003 - 1h47
Japanese storyde Sue Brooks
 


>>
Site officiel :
www.japanesestory.com

>> FICHE ARTISTIQUE
Toni Collette : Sandy
Gotaro Tsunashima : Hiromitsu
Lynette Curran : Maman
Matthew Dyktynski : Baird
Yumiko Tanaka : Yukiko

>> FICHE TECHNIQUE
Réalisatrice : Sue Brooks
Scénariste : Alison Tilson
Productrice : Sue Maslin
Production : Gecko Films Pty. Ltd., Australie
Distribution : Pretty Pictures, France


Sélectionné, Un certain regard - Festival de Cannes (2003)
Avant Première, Festival des Femmes de Créteil (Samedi 13 Mars 2004)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


>> SORTIE NATIONALE : le 17 mars 2004
>> Distribué par "Pretty Pictures"

>> Synopsis
Associée à un de ses amis dans une société de logiciels spécialisée en carte géologique, Sandy, passionnée par son travail et évidemment débordée, se retrouve dans l'obligation de gérer le séjour d'un homme d'affaires japonais, client potentiel. Pour Sandy, Hiromitsu est froid, antipathique, sexiste et peu volubile. Lui la considère comme une femme très impolie, arrogante, peu attrayante, tout juste bonne à lui servir de guide car il veut absolument visiter le désert de Pilbara. Cette expérience, extraordinaire sous bien des aspects, va les amener à reconsidérer leurs a priori.


Un homme, un vrai

Voici un seconde œuvre venue d'Australie, qui s'amuse de son statut de " film de femmes " pour mieux parler des hommes, de l'amour, de l'humain.

Que peut-on attendre d'un film de femmes ? Comprenez, un film créé par (réalisatrice, scénariste, productrice) et pour des femmes (héroïne féminine, histoire d'amour). Bien entendu, cette perception est un pathétique cliché, mais c'est aussi la vocation discernable de ce Japanese Story. Sue Brooks réalisa auparavant deux courts aux titres déjà calibrés : The Drover's Wife et An Ordinary Woman, puis Road to Nhill en 1997, un premier long dont les quatre personnages principaux sont une équipe de bowling… féminine. Notons aussi que la scénariste, Alison Tilson, fut la co-auteur d'un livre nommé Frictions : An Anthology of Fictions by Women. Non, ces quelques lignes ne cherchent pas à fustiger d'avance le fourvoiement féministe potentiel du film. Au contraire. On craint ce pire, et l'on fait face à un message d'amour à la gent masculine, un hommage à l'Homme dans toute sa splendeur. Pour le comprendre, revenons sur l'histoire. Sandy, géologue, se retrouve contrainte de s'occuper d'un client japonais en visite dans son désert australien. Ils passent alors de nombreux jours seuls, avec cet environnement isolé pour seul chaperon. Evidemment, leur relation évolue. Si la beauté de l'homme éclate au sein du récit, c'est parce que les créatrices de l'œuvre ont compris que pour rendre l'amour de Sandy si puissant, il fallait plus qu'un homme, il fallait l'Autre.


Japanese story de Sue Brooks
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Le Japonais, bien sûr

Et l'Autre, c'est le Japonais bien sûr, une entité que l'on pense ne pas comprendre et qui ne nous comprendrait pas non plus, une carapace exemplaire. Japanese Story donne la curieuse impression que l'on n'avait jamais vu homme vivre, se mouvoir, parler ou rire auparavant. Ce dénommé Hiromitsu, c'est le premier homme. Sur cette base, et seulement celle-ci, Sue Brooks peut enfin raconter sa fausse comédie romantique, reprenant ce schéma usé de deux êtres qui se haïssent un temps et s'aiment à la fin. Brooks se doit alors d'affirmer formellement cette inclinaison. Elle montre donc le corps de l'homme plutôt que celui de la femme. On verra les seins des deux acteurs, mais ceux qui nous sont montrés sont ceux de Hiromitsu. A nouveau irréprochable, Toni Collette reconduit sa tremblante énergie qui éclatait déjà dans Muriel (1994), Sixième Sens (1999) ou Pour un Garçon (2002). Bonne opposition au jeu serré et juste de son partenaire, Gotaro Tsunashima, nouveau venu au cinéma. Le film, déjà très plaisant, gagne beaucoup lors de son derniers tiers, plus larmoyant mais surtout plus beau et attachant. Néanmoins, comme nous le précise le gentil dossier de presse, la réalisatrice et l'équipe du film souhaitent que la presse ne dévoile pas la chute de l'histoire dans ses articles et / ou ses critiques. Admettons. Mais que ceci ne nous empêche pas de témoigner de la singularité, certes dissimulée, de cet objet à la fois classique et curieux, qui par les voies les plus rêches nous rappelle que le cinéma, c'est surtout l'exaltation de l'Humain et de l'existence. Et Japanese Story est en vie.

Hendy Bicaise


 
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Ces textes ne sont pas des critiques. CRITIQUES sur : CINEFEUILLE, le site des salles obscures pour spectateurs éclairés !!


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